07/04/2011

L’Intervention Contre la Libye et la Turquie

En ce qui concerne la guerre contre la Libye, les dirigeants turcs ont plusieurs motifs internes et externes. Le 12 Juin prochain il y aura des élections législatives dans ce pays. Au début du conflit, le parti au pouvoir d’AKP, ne voulait pas se mêler dans une guerre contre un pays musulman. Mais, suite aux interventions américains, finalement la Turquie, seul pays musulman membre de l'OTAN, a accepté d'envoyer, sous l'égide de l'Alliance, des navires de guerre au large de la Libye, soi-disant, pour faire respecter l'embargo décidé contre ce pays.

Mais, malgré tous, l'intervention de la coalition en Libye provoque toujours une nouvelle poussée de fièvre dans les relations entre Ankara et Paris. La Turquie a de sérieux arguments concernant ce point. D’abord, les dirigeants français ne veulent pas d’une entrée en bonne et due forme de la Turquie dans l’Union européenne. Ensuite, le Premier ministre turc est aussi en désaccord sur certains points cruciaux avec Nicolas Sarkozy.

En France, on déplore la dégradation confirmée des relations franco-turques, mais on choisit toujours de ne pas dramatiser. L’important pour Paris a était que le Quatar et les Emirats arabes unis aient décidé de s’engager, et participent aux frappes que conteste la Turquie.

Au début de l’intervention les dirigeants turcs ne comprenaient pas, pourquoi la France se soit comportée comme si elle assumait le leadership des opérations militaires contre la Libye. Selon eux, il a était difficile de comprendre le fait que la France se soit trop mise en avant dans ces opérations. Ainsi, ils ont un peu du mal à comprendre que la France agisse comme si elle était le principal exécuteur de la résolution (1973, votée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies concernant la Libye)

Lors d’un discours, le Premier ministre turc R. Tayyip Erdogan s'en est pris aux "amis occidentaux" partis en "croisade" en Libye. "Je souhaite qu'ils fassent immédiatement leur examen de conscience pour avoir exprimé des notions ahurissantes qui attisent la théorie d'un conflit de civilisations". "Certains, malgré tous nos avertissements, brouillent les esprits au sujet de l'opération en Libye et emploient des expressions très déplacées telle que croisade, ce qui provoque des interrogations".

Nous ne savons pas si la position de Paris, en ce qui concerne l’adhésion de la Turquie à l’UE, va changer ou pas. En tout cas, Paris estime toujours que la Turquie ne fait pas géographiquement de l'Europe. De l’autre côté, Ankara présente sa candidature comme une chance pour les Européens, le lancement d'un pont entre Europe et Asie, vecteur de paix.

En conclusion, la participation de la Turquie aux opérations de l’OTAN contre la Lybie pose toujours une contradiction dans la position du gouvernement d’AKP. Dans ce processus des élections législatives en Turquie, celle-ci deviennent plus approfondies. Ainsi, en ce qui concerne le processus des négociations, il s’agit d’une vraie impasse: jusqu’à maintenant, seuls 13 des 35 chapitres du processus des négociations ont été ouverts et un seul a pu être bouclé.

Ahmet DERE / 06.04.2011

01/03/2011

Un point de vu sur les relations entre les Kurdes et les Juifs

Les Juifs et les Kurdes sont deux peuples d’origine du Moyen Orient. Malgré que les Kurdes soient descendants de la racine indo-européenne et que les Juifs soient Samiens, ces deux peuples se sont jamais confrontés l’un contre l’autre. Quand on regarde l’historique de ces deux peuples, surtout pendant les deux derniers siècles, on voit bien qu’ils ont été victimes des oppressions presque pareilles et de mêmes approchements politiques. Donc, il y a beaucoup de points communs entre les traitements que ces deux peuples ont subis, courant de leur histoire.
Pour bien analyser la position actuelle des Juifs envers les Kurdes et leur question, il est bien important de voire le niveau des relations qui a eu entre ces deux peuples. Ceci est bien important, en ce qui concerne l’avenir des relations qui doivent avoir entre eux. Sans bien connaître le passé, il est difficile de proposer où critiquer ce qui est actuellement.

Avant tout, je veux attirer l’attention sur le destin presque pareille, de ces deux peuples. Malgré ceci, aujourd’hui il y a une large distance entre leurs positions. Les Juifs ont eu le soutien des grands puissances pour se créer un état, mais les Kurdes ne l’ont pas. Avec la création de leur état, la plupart des Israéliens ont pris une position à coté des Américains et aussi des Turcs contre les Kurdes. Cette attitude a empêché l’évolution des relations entre ces deux peuples.

Contrairement à la position actuelle des Israéliens, dans l’histoire, on peut constater un bon lien entre les Kurdes et les Juifs. Il serait intéressant de voir si les divers groupes juifs ont aussi un fort lien de parenté de Kurdes dans les lignées maternelle, comme ils le font dans les lignées paternelles. Des études préliminaires indiquent que les populations juives dans l'Europe de l'Est et le Yémen ont maternelles origines qui contiennent beaucoup plus de non israélite ascendance paternelle que leurs origines. En dépit de ce mélange avec d'autres groupes, les Juifs ont plutôt commencé leur existence dans une zone à l'intérieur ou à proximité du Kurdistan, avant la migration vers sud-ouest d'Israël. Cette aventure des recherches montrant que les Kurdes et les Juifs ont partagé beaucoup de point communs depuis plusieurs millénaires. Espérons que les Kurdes et les Juifs exploreront des uns et des autres cultures, et pour maintenir l'amitié, afin que les Kurdes et les Juifs jouissent dans toutes les parties du Kurdistan.

Il faut diviser la situation des relations entre les Kurdes et les Juifs ; celles d’avant la seconde guerre mondiale et celles d’après. Nous savons bien qu’avant 1945 beaucoup de Juifs vivaient au Kurdistan avec la population kurde. Comme les Arméniens, les Juifs aussi avaient de très bonnes relations avec leurs voisins Kurdes. Malgré que les Ottomans aient essayé d’utiliser les Juifs contre les peuples non-turcs, ce qui se trouvent dans la région du Moyen Orient et de l’Anatolie, les relations entre les Juifs et les Kurdes n’ont jamais étaient mauvaises. Une relation basée sur le bon voisinage a été toujours vivante chez des Juifs et chez des Kurdes. C’est surtout après la seconde guerre mondiale que la distance entre ces deux peuples a été élargie.

Au début des années de la seconde guerre mondiale, les relations entre les musulmans et les Juifs au Kurdistan ne virent pas d'événement marquant. Les Juifs qui avaient de contactes avec les Kurdes, ne se sentaient pas dérangés, apparemment ils se sentaient bonnes et tranquilles. Au Kurdistan Irakien, surtout dans les villes comme Akre et Zaho, le statut des Juifs et leurs relations avec le voisinage étaient notablement meilleurs. Même maintenant on peut voire des contactes normaux, ceci malgré la provocation des turcs faite par les Turcomans.

Aujourd’hui on voit bien que les dirigeants Israéliens ont deux fers au feu dans la région. Hélas, nous voyons que les dirigeants Israéliens comptent toujours sur l'alliance stratégique avec la Turquie, tout en se sentant affaiblis par l'arrivée au pouvoir des islamistes (depuis 2002 avec le pouvoir d’AKP). Malgré cette arrivé de l’AKP au pouvoir et certaines rapprochements du gouvernement turc contre l’Israël, on voie toujours qu’il y a un effort mutuel dans le but de renforcer les relations économiques, politiques et même militaire entre ces deux pays.

D’autre par, l’Israël garde en réserve l'option sur les Kurdes de l’Irak, qui ont une autonomie dans leur région. Peut être ce comportement d’Israël suscite une petite colère de la Turquie opposée à l'émergence d'un État du Kurdistan à leur frontière. Mais, de toutes façons, les dirigeants turcs sont bien assurés de la par des Israéliens qu’ils ne défendront pas l’idée d’un Etat Kurde, ni dans les frontière de l’Irak, ni dans les frontières de la Turquie elle-même. Sur ce point, il semble qu’il y ait un bon compromis entre les Turcs et les Juifs.

Il est normal et bien claire de dire que la position actuelle des dirigeants Israéliens dérange les Kurdes. Un peuple, qui a été réprimé dans son histoire, doit défendre les mêmes droits pour les autres aussi. Surtout, quand il s’agit des deux peuples réprimés et assimilés de même façon, ce point devient plus important.

Kurdes sommes ouverts à l’amitié avec tous les peuples et notamment ceux du Moyen Orient, Arabe, Juif, Arménien, Assyrien et autres. Ici, je n’accuse pas seulement les Juifs, bien sûr on peut trouver la faute des Kurdes aussi vis-à-vis des Juifs. Si un jour les relations entre les Juifs et les Kurdes deviennent un point à analyser, à ce moment là nous pouvons mieux comprendre les choses des deux côtés.

Les Kurdes veulent que les Israéliens considèrent bien la nécessité d’une solution politique à la question kurde et utilisent leurs moyens dans les instances internationaux. Une guerre menée contre les Kurdes, de la par qui que ce soit, n’apporte aucun crédit aux intérêts des Juifs. De vrais intérêts des Juifs passent par un processus de paix qui est pour tous les peuples de la région.

Je pense que le temps est arrivé pour renforcer les relations entre ces deux peuples. Je veux ajouter que, si un tel processus se progresse, ceci peut contribuer la paix pour toute la région du Moyen-Orient, y compris pour les Juifs et les Palestiniens.

Ahmet DERE 01.03.2011 / Strasbourg

01/02/2011

L’Adhésion de la Turquie à l’UE et la Position des Kurdes

L’entré de la Turquie à l’Union européenne a été un point essentiel parmi les tâches de tous les gouvernements turcs, depuis 1987, la date où la Turquie a fait officiellement sa demande auprès de cette institution. Mais, depuis lors, aucun gouvernement turc n’a fait des progrès dans le sens de faire progresser ce pays, selon les critères européens. Certains gouvernement ont voulu faire avancer la Turquie vers l’Europe, comme ce du l’ANAP, Parti fondé par Turgut Ozal, mais, malheureusement, ils étaient toujours confrontés à un mûr dure des forces militaires et paramilitaires.

Après avoir été reconnu candidat pour le processus de la candidature à l’UE, en 2005, la Turquie a été acceptée, en tant que pays candidat, par l’institution européenne. Suite à cette décision attendue de l’UE, le 12 juin 2006 les négociations ont commencées entre les autorités turques et celles de l’UE. En totale on a déclarés 35 points à négociés, afin que ce pays ait un niveau démocratique et prospère pour devenir membre de l’Union européenne.

Malgré une « volonté » toujours prononcée par les gouvernements turcs, en ce qui concerne l’adhésion à l’UE, jusqu'à maintenant, je ne vois pas beaucoup d’évolutions pratiques dans ce pays, surtout en ce qui concerne les critères politiques et celles des droits de l’homme. Donc, cette réalité doit être traduite comme un comportement insincère de la Turquie envers de l’Europe. Je sais que sur ce point, surtout derrière des rideaux fermés, il y a toujours des discussions très sévères entre les autorités turques et européennes. Même, de temps en temps, les critiques très sévères de la part des autorités européennes, envers la Turquie, sont prononcés devant les médias.

En Turquie, il y a des organisations qui peuvent jouer un rôle positif dans le processus de négociations. Par exemple TUSIAD et les autres organisations civiles. Mais, malheureusement, au sein de ces organisations aussi il y a ceux qui ne sont pas favorable à l’UE. Il faut savoir que cette position est aussi influencée par la concurrence économique entre les différentes sociétés turques. Certaines grandes sociétés turques qui ont déjà de bonnes alliances en Europe et qui n’ont pas de difficultés pour développer leurs actions, sont contre l’adhésion de leur pays à l’UE. Ce point peut paraitre comme une contradiction, mais, il est une vérité de la mentalité politique et commerciale de ce pays. C’est pourquoi d’ailleurs, les organisations de différents domaines du travail ne se sont pas bien engagées dans le processus.

La position des Kurdes

Avant tout, il faut savoir que, la racine kurde qui est indo-européenne. Ainsi, les Kurdes ne sont pas fondamentalistes, au niveau religieux. Parmi les peuples du Moyen Orient, les Kurdes sont plus ouverts à l'intégration vers l'Europe. Sur ce point ce n’est pas simplement les Kurdes de Turquie qui sont favorables, mais aussi les Kurdes de l'Irak et de Syrie et même les Kurdes de l'Iran partage la même volonté.

Pour les Kurdes, le fait d’être européen est perçu différent que les autres nations du Moyen Orient et les Turcs de l’Anatolie Centrale. Le fait que les Kurdes sont indo-européens et leur langue fait partie du groupe des langues européennes, approche ce peuple vers l’Europe. Aussi, depuis 1960, avec surtout la politique d'immigration de la Turquie, beaucoup de Kurdes sont venus en Europe et ils y vivent une vie demi-européenne. Actuellement, il y a à peu près un million cinq cent mille Kurdes vivant en Europe, dont des millions aussi de proches parents au Kurdistan qui sont en relations régulières. Donc, ceci est un point aussi essentiel qui approche un peu plus l'Europe vers les Kurdes, les Kurdes vers l'Europe.

Pas simplement au niveau de la langue, au niveau de la modernité aussi les Kurdes sont plus ouverts à une progression dite européenne. Même, si la plupart des Kurdes est musulmane, les Kurdes sont plus ouverts à l'intégration avec les autres religions. Comme le Kurdistan a été dominé par les autres forces, les Kurdes ont été obligés de vivre avec les autres nations et peuples. Ceci a intégré les Kurdes parmi les autres peuples. Et donc, le racisme n’est pas fort chez des Kurdes.

Les Kurdes sont bien déterminés que l'adhésion de la Turquie peut influencer la Turquie afin qu'on puisse trouver une solution pacifique à la question kurde. Si la Turquie devient membre de l'Union européenne, la question kurde devient plus ou moins une question européenne. Et, à ce moment-là, les institutions européennes seront obligées de s'en occuper d’une façon plus active. Actuellement, comme la Turquie n'est pas encore membre de cette Union, il y a des institutions européennes qui prétendent que ; « la question kurde est une question interne à la Turquie, donc nous ne pouvons pas se mêler ». Une foi que la Turquie est devenue membre de l'UE, à ce moment-là, ils ne peuvent pas se tenir à part de ce problème. Entre guillemets, il faut dire que l'adhésion de la Turquie n'est pas garantie encore. Il y a encore beaucoup d'obstacles devant la Turquie.

Pour trouver une solution à la question kurde ; premièrement, on peut forcer plus la Turquie, avec le soutien des institutions européennes, deuxièmement, on peut développer une intégration encore mieux entre les communautés européennes et le peuple kurde, troisièmement, on peut avoir un soutien au niveau économique aussi pour développer les régions sous-développés du Kurdistan.

C’est pour ces raisons que, et pendant longtemps, beaucoup d’organisations kurdes en Europe ont fait du lobbying au sein des institutions européennes, comme le Parlement européen notamment, afin que la Turquie soit acceptée en tant que candidate à l'Union européenne.

Ahmet DERE / 01.02.2011

25/12/2010

Les Droits de l’Homme en Turquie et les Kurdes

Le 10 décembre l’humanité a célébré le 62ème. anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies. Cela veut dire que depuis 62 ans une institution, dont la Turquie est aussi membre, reconnait les mêmes droits pour chaque individu, sans faire de distinction entre les être humains. Depuis lors, plusieurs organisations internationales ont été crées dans différents pays et régions pour lutter contre la violation des droits de l’homme. Il est bizarre de constater que ces organisations ont lutté surtout contre les Etats membres de l' ONU qui violent toujours et sans cesse ces droits ; malheureusement la Turquie fait partie de ces Etats.

Selon les critères de l’ONU et de ses institutions ; , personne n’est supérieur à un autre. Chaque être humaine est né sans avoir de valeur supérieure à un autre. Lorsque les Nations Unies ont adopté cette déclaration universelle, le but a été de défendre tout le monde, sans faire la distinction entre les régions, les pays et les continents. En théorie tout est clair, on ne peut pas s’y opposer. Mais, quant il s’agit de situation concrète , hélas, nous ne pouvons pas dire la même chose. Sur notre planète il y a une véritable discrimination, surtout au niveau de la reconnaissance des droits de l’homme. Il existe certaines régions où on ne ressent même pas la moindre égalité entre les être humains.

Dans les régions où l’égalité entre les être humains est faible, souvent il existe un fossé d’inégalité entre les hommes et femmes. De plus on constate une situation identique entre les classes économiques et sociales « supérieures » et « inférieures » (les riches et les pauvres, les patrons et les ouvriers, la bourgeoisie et les villageois, etc.).

Depuis 1948 la plupart des pays ont modifié leur constitution en prenant en considération la déclaration universelle des droits de l’homme. La Turquie est un des pays qui a voulu se démocratiser après 1950. Un système pluraliste, au niveau des partis politiques, a vu le jour. Dix ans après son accès aux Nations Unies, c'est-à-dire à partir des années 1960, ce pays a montré sa volonté en faveur de devenir membre de la communauté européenne. En 1987 la demande officielle a été déposée auprès des autorités européennes par le gouvernement présidé par Turgut Ozal. Malgré la volonté de la Turquie pour devenir un pays européen, les coups d’états se sont succédé jusqu’à 1980. L'’influence des militaires ne s’est pas amoindrie jusqu’à ce jour.

Selon les rapports établis par les organisations de défense des droits humains, uniquement durant les huit ans de gouvernement de l’AKP, c'est-à-dire depuis 2002, 282 personnes ont été victimes de meurtre commis par des auteurs inconnus, 2 262 personnes ont perdu la vie dans les conflits, 8 710 personnes ont été torturées, 87 513 personnes ont été placées en garde à vue, dont 11 034 ont été inculpées et incarcérées, 232 partis et associations ont été interdits ou ont fait l’objet d’une procédure d’interdiction. Il faut savoir que la grande partie de ces victimes est kurde. Sur l'ensemble du territoire turc mais spécialement c’est dans les régions kurdes où on ne ressent pas beaucoup de respect pour les droits de l’homme.

Pendant ces 8 dernières années, les autorités du gouvernement d’AKP ont toujours prétendu qu’ils ne font pas de distinction entre les citoyens. Mais, la réalité de la situation au Kurdistan, éclaire sur la sincérité de ce gouvernement.

Pour constater la réalité en Turquie et au Kurdistan, il suffit d'examiner les rapports des organisations internationales comme HRW (Human Rights Watch), Amnesty International, la FIDH. Dans plusieurs rapports des ces organisations on attire l’attention sur l’obstacle judiciaire contre la liberté d’opinions, surtout dans les régions kurdes. On y souligne « De simples citoyens kurdes sont reconnus comme des militants armés par la plupart des autorités étatiques dans ces régions là. Les enfants qui participent à une manifestation sont traités comme des militants du mouvement kurde ». En 2009, 177 enfants kurdes ont été condamnés par des tribunaux turcs, pour une peine totale de 772 ans, 2 mois et 26 jours de prison. En 2010 plus de 200 enfants ont été arrêtés et sont actuellement toujours emprisonnés.

Depuis les 62 ans de la déclaration de l’Organisation des Nations Unies, e nous sommes très éloignés de l'affirmation que les règles internationales humanitaires sont appliquées pour le peuple kurde.

Au début de l’an 2010 j’avais l’espoir de voir naître l'égalité de traitement envers mon peuple, mais cela n’a pas vu le jour. C’est pourquoi je ne suis pas certain que l’an 2011 répondra mes souhaits.

Malgré tout, je souhaite à tout le monde un joyeux noël et une bonne année de 2011.

Ahmet DERE
Journaliste / Ecrivain / 27.12.2010

31/10/2010

Justice devient politique contre les Kurdes

Tout le monde a besoin de la justice. Sans justice et le respect au droits de l’homme, nous ne pouvons pas vivre ensemble et dans la paix. La stabilité d’un pays dépend à son système juridique qui fonctionne bien. Un pays où la justice est devenue un instrument politique, personne ne peux avoir la confiance à la fonction des institutions étatique. Donc, dans ce où ces pays nous ne pouvons ni parler de la démocratie, ni des droits de l’homme.

Le 18 octobre dernier le procès des 151 kurdes a commencé à Diyarbakir. Pour la plupart de ces kurdes sont politiques, mais aussi parmi eux il y a des syndicalistes, des avocats, des défenseurs des droits de l’homme, des féministes, des fonctionnaires, des retraités. Tous ces gens ont une passé au courant de laquelle ils se sont engagés pour la reconnaissance des droits du peuple kurde et l’affirmation de son identité culturelle. Une partie de ces kurdes, qui sont défendus actuellement par plus de 300 avocats, a déjà connu la prison.

Pour observer ce procès, plusieurs délégations étrangères sont allées à Diyarbakir. Cette présence des délégations étrangères signifie une solidarité pour ces 151 Kurdes, elles apportent soutien morale. Mais, selon mes informations, ce procès avait commencé sous l’influence des mesures de sécurité qui ont empêché les délégations européennes d’observer le déroulement des séances du tribunal.

L’acte d’accusation de ce procès compte plus de 7’500 pages, fondé sur des écoutes téléphoniques illégales et des témoignages secrets. D’après les avocats des détenus, ce monstre acte d’accusation leur a été rendu seulement deux mois avant l’audience. Cela veut dire que les règles de procédure ne respectent pas aussi les standards minimaux de la Cour européenne des droits de l’homme, dont la Turquie fait partie.

Je veux rappeler que, ce procès n’est pas individuel, il s’agit là d’un procès politique mené contre une masse qui est considérée comme la force de la représentation du peuple Kurde. Depuis des années 1990, c’est un procès unique qui est tellement vaste, ouvertement politique et qui durera pendant des semaines. Le but de ce procès n’est pas de faire un jugement juridique, il veut briser toute forme d’organisation civile dont le but est de défendre les droits des Kurdes. C’est pourquoi la plupart des ces 151 inculpés, dont les noms figure sur les documents de jugement, est ce des membres du BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie). Il faut savoir que, jusqu’à maintenant, près de 1800 membres et dirigeants de ce même parti sont arrêtés après les élections municipales du 29 mars 2009, qui avait fait de bons succès pour ce parti.

Je considère ce procès tout à fait politique, mais masqué par la « justice ». Il est dirigeait selon la volonté du gouvernement d’AKP qui veut terroriser les Kurdes, surtout leur force légale. C’est pourquoi tout est mis en œuvre pour que le procès aboutisse à l’issue attendue par le gouvernement. A part des activités politiques et intellectuelles, aucun des inculpés n’a incité à la violence et ni a fait usage de violence.

Au lieu de consolider la société civile avec laquelle un dialogue devrait se tenir pour pouvoir mettre fin au processus de l’affrontement, le gouvernement d’Ankara tente de refermer toutes espaces politiques contre les Kurdes. Malheureusement, cela n’aura qu’une conséquence ; faire monter encore plus la colère des Kurdes et les pousser vers un processus de guerre.

Selon les informations venant de Diyarbakir, au début du procès, tous les inculpés aurait demandé de plaider en langue kurde. Mais, malgré le changement de loi, soi-dis-en qui permettent l’usage de la langue kurde, cette demande leur a été refusé.

Des inculpés politiques sont face à une justice politique, un procès politique, des juges politiques. Bien sûr les arrêtés seront aussi d’après la volonté politique du gouvernement turc. Est-ce n’est pas une violation des normes internationaux du droit humanitaire ?

Ahmet DERE / 30.10.2010

06/10/2010

En quoi consiste le référendum en Turquie

Déclaration du Groupe GUE/NGL :Une occasion pour Erdogan d'entamer le dialogue avec les Kurdes

HISTOIRE DES KURDES -Résumé du livre de l'écrivain Ahmet DERE-

La Turquie va vers la guerre civile

Wikipedia -Ahmet DERE-

Lettre ouverte aux députés Européens -Ahmet DERE-

La Guerre ou la Paix ? (Par Ahmet DERE)

LE QUATRIEME LIVRE D'AHMET DERE (Par Alain CALES)

"Les Kurdes, la Turquie et les Forces Internationales" peut être commandé par Mail: farasin@hotmail.com

Solution Raisonnable

Un journaliste kurde risque 525 ans de prison en Turquie

La Turquie vit au rythme des opérations militaires et policières

Première opération contre le BDP

18/09/2010

En quoi consiste le référendum en Turquie

Le 12 septembre dernier les électeurs turcs ont voté les 26 amendements concernant la constitution. Nous pouvons dire que, ces amendements « limitent », désormais, les pouvoirs de la hiérarchie judiciaire et de l'armée. Avec cette vote, on peut aussi constater qu’il y a eu une volonté de la majorité des citoyens de Turquie de sortir du régime de tutelle militaire lié à la Constitution de 1982 et de poursuivre le processus de la démocratisation vers une « mentalité européenne ».

Cette réforme constitutionnelle exige que le nombre des membres de la Cour constitutionnelle passe, désormais, de 11 à 17, dont trois nommés par le Parlement, qui est contrôlé depuis 8 ans par l’AKP. Ainsi, elles ouvrent la voie de jugement par la Cour constitutionnelle, pour le chef d'état-major des armées et ses quatre plus hauts commandants.

Un des points importants, dans le paquet de ces réformes, c’est celui qui donne le droits aux citoyens turcs de saisir la Cour constitutionnelle sur des questions des droits de l'homme, après avoir épuisé toutes les recours judicaires.

Ce nouveau changement, qui amende la loi fondamentale de 1982, héritée des militaires, après le coup d'Etat de 1980 et déjà modifiée à plusieurs fois, donne le droits au jugement, de manière plus systématique, des soldats en temps de paix pour tentative de coup d'Etat. Enfin, le texte autorise aussi le procès des leaders du coup d'Etat du 12 septembre 1980. Mais, actuellement il y a une vraie incertitude à ce sujet. Selon ces réformes, l’interdiction des partis politique deviennent aussi difficile, désormais, une seule institution judiciaire ne pourra plus décider la dissolution d’un parti politique.

La principale force de l’opposition, CHP n’a pas voté pour, à cause tout simplement, sous le prétexte de défendre la laïcité, qu’elle veut défendre un régime sous contrôle des militaire. Personne ne peut défendre la position de ce parti par d’autres raisons.

Avec les résultats de ce référendum, on peut dire que le gouvernement de l'AKP a pris certaines mesures pour améliorer le respect de la loi. Néanmoins, ce parti n’a pas pu convaincre les kurdes. C’est pourquoi, le principale parti pro-kurde BDP a pris une position de boycotte. Suite à cette position de BDP, la participation dans les régions kurdes n’a pas passé de 45%, tendis que la participation nationale a été de 77%. Dans certains districts kurdes, le taux de la participation a été moins de 7%. Il ne faut pas traduire cette position des kurdes comme ils étaient contre ce changement, mais les kurdes voulaient que certaines articles concernant la reconnaissance des leurs droits culturels et identitaires soient aussi comprises dans le paquet des amendements. C’est pourquoi le BDP a définis sa position en faveur de la boycotte. J’espère que les autorités turques et aussi européennes, prendront, désormais, en considération le nombre des électeurs qui ont boycotté ce référendum en demandant un dialogue entre les autorités étatiques et les kurdes.

Je sais que Bruxelles soutenait ces réformes et elle a encourager l’AKP dans ces démarches. Mais, d’après moi elle ne doit pas arrêter de faire la pression sur le gouvernement turc afin de faire une changement complète de la constitution. Si non, avec ces réformes, personne ne peut garantir le processus d’une démocratisation pour ce pays, ni un respect pour les critères européens.

Malgré le cessez-le-feu déclaré par le PKK, depuis le 13 Août dernier, des opérations armées turques ne se sont pas arrêtées. Entre temps plusieurs affrontements ont eu lieu et une dizaines de militants ont perdu leur vie. Dernièrement, le 16 septembre, dans une explosion de mine, actionnée à distance, attribuée à l’armée turque, neuf civiles de la région de Hakkari, ont été tuées et quatre blessées, dont un bébé de 15 mois.

Voilà, la photo de la Turquie et le référendum.

Ahmet DERE (Journaliste / Ecrivain ) 17.09.2010

17/09/2010

Déclaration du Groupe GUE/NGL :Une occasion pour Erdogan d'entamer le dialogue avec les Kurdes

Réagissant aux résultats du référendum dans lequel les citoyens turcs ont adopté une révision de la constitution telle que proposée par le Premier ministre Erdogan, le Président du GUE/NGL Lothar Bisky a déclaré:
«Avec la révision réussie de certaines sections de la constitution turque, le gouvernement de l'AKP de Recep Tayyip Erdogan a pris certaines mesures pour améliorer le respect de la loi. Il a aussi démontré son pouvoir et sa capacité à gouverner. Néanmoins, Erdogan n'est pas parvenu à convaincre les citoyens de certaines régions kurdes spécifiques où la plupart des gens ont suivi l'appel du BDP pour un boycott.»

Sur les affrontements sanglants qui ont lieu en région kurde de la Turquie, Bisky insiste: "Après l'offensive militaire de taille de l'armée turque contre les groupes d'opposition armés kurdes, le PKK a fait un pas vers le gouvernement et a déclaré un cessez-le-feu unilatéral. J'appelle le Premier ministre Erdogan à saisir l'opportunité de ce cessez-le-feu, et de faire usage de ce pouvoir renforcé en vue d'une «offensive vers la paix". Pour enfin parvenir à une solution durable et pacifique de la question kurde, un dialogue avec tous les représentants de la population kurde doit maintenant commencer.»

Bisky poursuit: «Bientôt, les citoyens turcs éliront un nouveau Parlement. Il est absolument nécessaire que les actes de criminalisation et de répression contre les politiciens kurdes cessent afin que la démocratisation, la paix et le processus de réconciliation sociale soient renforcées. En particulier, la clause de dix pour cent actuelle semble trop restrictive et devrait être révisée. Deuxièmement, les procès à venir des maires et militants arrêtés du DTP et BDP sera un test du respect du droit et l'histoire longue et triste d'interdictions de parti doit enfin se terminer. (www.guengl.eu, 15 septembre 2010)